Bien rationner son chien est l'une des décisions les plus importantes que prend un propriétaire, pourtant elle est souvent réalisée approximativement. Trop nourrir son chien favorise le surpoids, l'obésité et toutes les pathologies qui en découlent. Pas assez le nourrir entraîne des carences, une perte de masse musculaire et une faiblesse immunitaire. La bonne ration dépend de cinq variables : le poids réel du chien, son poids cible, son âge, son niveau d'activité physique et la densité énergétique de l'aliment utilisé.
La méthode de référence repose sur le calcul du besoin énergétique de maintien (BEM), qui utilise le poids métabolique du chien (poids en kg à la puissance 0,75) multiplié par un coefficient lié à son statut physiologique. Un chien adulte actif non stérilisé a un coefficient de 1,8, un chien stérilisé ou sédentaire de 1,4, un senior de 1,2. Ce résultat donne le besoin calorique journalier, qu'il faut ensuite diviser par la densité énergétique de l'aliment (exprimée en kcal/100 g sur l'emballage) pour obtenir la ration en grammes.
En pratique, les indications portées au dos des sacs de croquettes sont calculées pour un chien actif non stérilisé et sont souvent surévaluées de 10 à 20% pour les chiens sédentaires ou stérilisés. Utiliser ces chiffres sans les ajuster conduit progressivement à un surpoids. L'état corporel (Body Condition Score sur une échelle de 1 à 9) est l'outil de contrôle le plus fiable : réévaluer son chien toutes les 4 à 6 semaines et ajuster la ration si nécessaire.
La fréquence des repas est aussi importante que la quantité totale. Deux repas par jour sont recommandés pour la majorité des chiens adultes, en particulier les grandes races à risque de dilatation-torsion de l'estomac. Les chiots, les seniors et les chiens malades ont des besoins de fractionnement différents. Nos articles couvrent le calcul de ration, la fréquence des repas, la gestion du surpoids, les allergies alimentaires et les aliments à ne jamais donner à son chien.