Couleurs du Dogue Allemand : toutes les robes du standard

Le standard FCI (n° 235) répartit les couleurs du Dogue Allemand en trois variétés : fauve et bringé, noir et arlequin (manteau compris), et bleu acier. Il exclut notamment la robe bleu argenté ou isabelle chez les fauves et bringés, les robes « porcelaine » chez les arlequins et, chez les fauves, bringés et bleus, la liste en tête, le collier blanc, les balzanes et le bout de queue blanc.

Le fauve avec masque noir

C’est la robe la plus classique et la plus répandue. Le standard décrit une robe allant du jaune or clair au jaune or intense, avec un masque noir recherché ; le fauve gris, bleu ou suie n’est pas voulu. Il ne veut pas de marques blanches : la liste en tête, le collier blanc, les pieds ou bas blancs et l’extrémité de la queue blanche entraînent l’exclusion.

Le bringé

Le bringé présente un fond fauve parcouru de rayures noires régulières, dans le sens des côtes, donnant un effet tigré. Plus les rayures sont fines, régulières et bien définies, plus la robe est considérée comme belle selon le standard. Le fond va du jaune or clair au jaune or intense, les rayures ne doivent pas être délavées, et le masque noir est recherché comme pour le fauve. Les mêmes marques blanches que chez le fauve entraînent l’exclusion. Un bringé trop sombre, où les rayures noires dominent largement le fond fauve, est moins apprécié en exposition.

L’arlequin (harlequin)

L’arlequin est sans doute la robe la plus spectaculaire et la plus difficile à produire génétiquement. Le fond est blanc pur, parsemé de taches noires irrégulières et déchirées (comme des coups de pinceau), réparties sur tout le corps. Les taches partiellement grises, bleues ou brunâtres sont indésirables, et les sujets entièrement blancs (albinos), les sujets sourds et les robes « porcelaine » (taches bleues, fauves ou bringées prédominantes) entraînent l’exclusion. Les dogues gris bigarrés de noir ne sont pas recherchés, mais pas exclus. Chaque individu arlequin est unique. Le terme harlequin est le nom anglais de la même robe : arlequin et harlequin désignent exactement la même couleur, le terme variant selon les pays.

La génétique de l’arlequin est complexe : certaines combinaisons génétiques donnent des individus non viables. Les éleveurs spécialisés dans cette robe ont une connaissance poussée de la génétique de couleur.

Le manteau

Le standard rattache le manteau à la variété noire : le noir couvre le tronc à la façon d’un manteau, tandis que le museau, le cou, la poitrine, le ventre, les membres et l’extrémité de la queue peuvent être blancs. La même variété comprend les dogues à fond blanc avec de grandes plaques noires (« Plattenhunde »). C’est l’inverse de l’arlequin : noir dominant avec points blancs délimités, au lieu du blanc dominant avec taches noires de l’arlequin.

Le bleu et le noir

Le standard demande un bleu acier pur, résultat d’une dilution génétique du noir ; des marques blanches sont admises à la poitrine et aux pieds, la couleur jaune ou bleu noir est un défaut, et la truffe est anthracite. C’est une couleur rare et très appréciée, souvent proposée à des prix plus élevés par les éleveurs. Attention : la dilution génétique responsable du bleu est parfois associée à l’alopécie de dilution de couleur, une affection cutanée à surveiller.

La robe noire est d’un noir de laque. Des marques blanches sont admises à la poitrine et aux pieds. La couleur jaune, brune ou noir bleu est un défaut, pénalisé selon sa gravité.

Couleurs exclues par le standard

Le standard FCI liste les défauts de couleur entraînant l’exclusion : chez les fauves et bringés, la robe bleu argenté ou isabelle, la liste en tête, le collier blanc, les balzanes et le bout de queue blanc ; chez les arlequins, les sujets blancs sans trace de noir (albinos), les sujets sourds et les robes « porcelaine » ; chez les bleus, la liste en tête, le collier blanc, les balzanes et le bout de queue blanc. Une truffe couleur foie entraîne aussi l’exclusion. Le merle (marbrures grises sur fond sombre, produites par un gène qui peut provoquer des malformations graves en homozygotie) et le lavande ne font pas partie des couleurs décrites par le standard. Un chien de couleur non standard peut être un beau compagnon, mais ne peut pas concourir en exposition et sa reproduction n’est pas encouragée par les clubs de race.

Questions fréquentes sur les couleurs du Dogue Allemand

Quelle est la différence entre arlequin et harlequin chez le Dogue Allemand ?

Il n’y a aucune différence : arlequin et harlequin désignent exactement la même robe. Arlequin est le terme français utilisé dans les documents officiels FCI et SCC, tandis que harlequin est le terme anglais, parfois repris dans les conversations courantes ou par les éleveurs anglophones. Les deux termes décrivent le même fond blanc avec taches noires irrégulières.

Le Dogue Allemand bleu est-il plus rare ?

Oui, la robe bleue (bleu acier) est plus rare que le fauve ou le bringé. Elle est produite par un gène de dilution du noir qui est récessif, donc moins fréquent dans la population générale. Cette rareté se reflète souvent dans le prix des chiots bleus, proposés dans la fourchette haute des tarifs. À noter que la dilution peut être associée à l’alopécie de dilution de couleur, à surveiller chez les sujets bleus.

Toutes les couleurs du Dogue Allemand sont-elles reconnues par la FCI ?

Non. Le standard FCI décrit trois variétés de couleur : fauve et bringé ; noir et arlequin, qui inclut le manteau ; bleu. La robe bleu argenté ou isabelle chez les fauves et bringés et les robes « porcelaine » chez les arlequins entraînent l’exclusion, et le merle ne fait pas partie des couleurs décrites. Un éleveur sérieux ne produira pas de chiots hors standard de façon intentionnelle.