Le Greyhound a une silhouette naturellement fine qui inquiète souvent les nouveaux propriétaires. On voit ses côtes. C’est normal : ce n’est pas un chien de chair, c’est une machine à courir. L’alimentation doit soutenir cette morphologie athlétique sans chercher à « l’engraisser ».
Comprendre la morphologie alimentaire du Greyhound
Le Greyhound a très peu de graisse corporelle. Sa silhouette longiligne avec des côtes légèrement visibles est un standard de race, pas un signe de malnutrition. Le forcer à prendre du poids est une erreur. La règle d’or : on doit voir légèrement ses deux ou trois dernières côtes et sentir facilement toutes ses côtes à la palpation.
Les principes d’une alimentation adaptée
- Qualité supérieure des protéines. Le Greyhound a besoin de protéines animales de haute qualité pour maintenir sa masse musculaire athlétique. La race demande en général un peu plus de calories et de protéines que certains chiens (source : AKC). Choisissez un aliment avec une viande en premier ingrédient.
- 2 repas par jour. Un seul gros repas n’est pas recommandé pour une race de cette taille. Signes d’alerte : notre guide chien ventre gonflé : reconnaître la torsion.
- Pas de supplémentation en graisses pour « l’engraisser ». La silhouette fine du Greyhound est génétique. Ajouter des graisses ne changera pas fondamentalement sa morphologie et peut provoquer une prise de poids malsaine.
- Surveillance du poids chez les ex-coursiers. Les Greyhounds retraités des courses ont un niveau d’activité qui chute brutalement à l’adoption. Leur ration doit être ajustée en conséquence pour éviter une prise de poids progressive.
- Eau en abondance. Surtout après les sprints : même courts, ses efforts sont intenses. Repères : notre guide hydratation du chien.
Ration indicative pour un Greyhound adulte actif en croquettes premium, à ajuster selon l’activité.
Le Greyhound et l’alimentation BARF
Certains propriétaires de lévriers optent pour le BARF (alimentation crue) et lui prêtent des effets sur le pelage, la vitalité et la condition musculaire ; le Manuel vétérinaire MSD souligne le manque d’études de qualité sur ces régimes. Si vous optez pour cette alimentation, renseignez-vous sérieusement sur les équilibres nutritionnels : un BARF mal construit peut causer des carences.
À savoir avant de choisir le BARF : la WSAVA juge les os, crus comme cuits, potentiellement très dangereux s’ils sont mâchés ou avalés, et le Manuel vétérinaire MSD rappelle que la viande crue peut transmettre des bactéries comme les salmonelles, au chien comme aux personnes du foyer. Parlez-en à votre vétérinaire avant de vous lancer.
Questions fréquentes sur l'alimentation du Greyhound
Pourquoi voit-on les côtes de mon Greyhound ? Est-il malade ?
Pas nécessairement. Le Greyhound est l’une des rares races où voir légèrement les deux ou trois dernières côtes est normal. La référence est la palpation : si vous sentez les côtes sans appuyer, l’état corporel est probablement correct. Si les vertèbres sont proéminentes et les hanches saillantes, c’est de la maigreur réelle.
Le Greyhound retraité des courses doit-il manger différemment ?
Oui. Un ex-coursier passe d’une activité physique intense à une vie de famille sédentaire. Sa ration doit être réduite de 20 à 30% par rapport à ce qu’il recevait pendant sa carrière pour éviter une prise de poids progressive. Un bilan vétérinaire à l’adoption permet d’ajuster précisément.
Le Greyhound peut-il manger des os ?
Par prudence, mieux vaut s’en passer : la WSAVA juge les os, crus comme cuits, potentiellement très dangereux s’ils sont mâchés ou avalés. Les os cuits, en particulier de volaille, se fractionnent en esquilles dangereuses. Si vous envisagez d’en donner, parlez-en d’abord à votre vétérinaire (voir notre guide des os pour chien).

