L’atrophie progressive de la rétine (APR)
L’APR est une maladie dégénérative héréditaire des photorécepteurs rétiniens. Chez le Spitz Japonais, la forme décrite est autosomique récessive : deux copies de la mutation sont nécessaires pour développer la maladie. Les bâtonnets (cellules de la vision nocturne) dégénèrent en premier, expliquant la nyctalopie (difficulté à voir dans l’obscurité) comme premier signe clinique. Puis les cônes (vision de jour) sont affectés, aboutissant à une cécité complète en quelques années. Il n’existe pas de traitement curatif. L’évolution est lente et les chiens atteints s’adaptent souvent bien à leur environnement connu. Le test ADN est la seule façon d’identifier les porteurs sains et d’orienter les accouplements.
Tests ADN disponibles
Le test pour l’APR du Spitz Japonais est proposé par plusieurs laboratoires spécialisés :
– Antagene (France) : panel oculaire disponible.
– Laboklin : test spécifique APR pour Spitz Japonais.
– Embark (USA) : panel complet incluant de nombreuses formes d’APR.
Les trois statuts génétiques sont : N/N (indemne), N/APR (porteur sain, ne développe pas la maladie), APR/APR (atteint, développera la maladie). Seuls des accouplements N/N × N/N ou N/N × N/APR éliminent le risque d’avoir des chiots atteints.
Luxation de la rotule : facteurs génétiques
La luxation de la rotule chez le Spitz Japonais a une composante génétique multifactorielle. Contrairement à l’APR, il n’existe pas de test ADN unique. L’évaluation orthopédique des reproducteurs par un vétérinaire est le seul moyen de sélectionner des individus sans luxation ou avec une luxation de grade faible. Des programmes d’évaluation officiels contribuent à réduire la prévalence de cette anomalie.
Diversité génétique de la race
Le Spitz Japonais est une race d’effectif modeste à l’échelle mondiale. Une attention particulière doit être portée au coefficient de consanguinité lors des accouplements. Les pedigrees disponibles via les registres de race permettent de calculer ce coefficient et d’éviter des accouplements trop proches. L’importation de reproducteurs d’autres pays contribue à maintenir une diversité génétique satisfaisante.
Questions fréquentes sur la génétique du Spitz Japonais
Un Spitz Japonais porteur d’APR peut-il vivre une vie normale ?
Oui, tout à fait. Un porteur (N/APR) ne développe jamais la maladie et ne présente aucun symptôme ophtalmologique. La seule contrainte concerne la reproduction : un porteur ne doit s’accoupler qu’avec un partenaire indemne (N/N) pour ne pas produire de chiots atteints.
À quel âge un Spitz Japonais atteint d’APR commence-t-il à perdre la vue ?
Les premiers signes (difficultés dans l’obscurité) apparaissent généralement entre 3 et 5 ans. La progression vers la cécité complète peut prendre plusieurs années. Certains chiens atteints conservent une vision partielle jusqu’à 8-10 ans. Chaque cas est individuel et l’évolution est variable.
Comment savoir si l’éleveur a testé ses reproducteurs pour l’APR ?
Demandez les certificats de test ADN des deux parents, avec le numéro de référence du laboratoire et le statut génétique clairement mentionné (N/N ou N/APR). Un éleveur sérieux vous fournira ces documents sans hésitation. Vérifiez que les dates de test sont récentes et que les chiens testés correspondent bien aux parents du chiot proposé.
Conclusion
La génétique du Spitz Japonais est dominée par l’APR, une maladie évitable grâce aux tests ADN. La sélection responsable pratiquée par les éleveurs sérieux réduit progressivement la prévalence de cette affection dans la race. Un chiot issu de deux parents testés N/N et une surveillance orthopédique régulière sont les deux piliers d’une approche génétique responsable pour cette race nordique élégante.