Couleurs du Dogue du Tibet : noir, bleu, doré et marques feu

Le standard FCI (n° 230) admet trois couleurs pour le Dogue du Tibet : noir et bleu, chacun avec ou sans marques feu, et doré, du fauve intense au rouge soutenu, zibeline compris. Toute autre couleur entraîne l'exclusion, par exemple le blanc, le crème, le gris, le marron (foie), le lilas, le bringé ou les robes de plusieurs couleurs.

Le pelage épais à double couche amplifie l’intensité visuelle de chaque couleur.

Les couleurs officielles selon le standard FCI

Le standard FCI (Groupe 2, Section 2) définit les couleurs admises pour le Dogue du Tibet ; le brun, souvent cité, n’en fait pas partie. Les voici avec leurs caractéristiques :

Noir

Robe entièrement noire, sans marques de feu. Le noir doit être riche, profond et uniforme sur l’ensemble du pelage. Le sous-poil peut présenter des reflets légèrement plus clairs, notamment au moment de la mue. C’est l’une des robes les plus saisissantes sur ce gabarit imposant, donnant au chien un aspect encore plus noble et imposant.

Noir et feu

Robe noire avec des marques feu bien définies au-dessus des yeux, sur le museau, à la partie inférieure des membres et sous la queue ; des marques en forme de lunettes autour des yeux sont tolérées. Le standard décrit un feu allant d’un châtain vif à une couleur plus claire. C’est l’une des robes les plus courantes et les plus prisées chez les exposants.

Brun (marron) : une couleur exclue par le standard

Une robe entièrement brune, du brun chocolat au brun foncé, avec une truffe et des muqueuses brunes ou foie, peut se rencontrer. Le standard FCI range pourtant le marron (foie) parmi les couleurs entraînant l’exclusion : un Dogue du Tibet brun n’est pas conforme.

Brun et feu : également exclu

Pour la même raison, le brun et feu n’est pas admis : le standard ne prévoit de marques feu que sur une robe noire ou bleue.

Bleu

Robe bleue, d’une teinte ardoise, avec ou sans marques feu ; le standard admet le bleu mais range le gris parmi les couleurs entraînant l’exclusion. Cette couleur, plus rare que les autres, résulte d’une dilution génétique du noir. Elle donne au chien un aspect presque métallique, particulièrement saisissant sur un pelage fourni. Les sujets bleu et feu existent également.

Doré (or)

Le standard décrit un doré allant d’un fauve intense au rouge soutenu, zibeline compris ; le crème, trop clair, entraîne l’exclusion. Cette couleur est fréquente dans les lignées issues des régions himalayennes et est souvent associée à des sujets au gabarit et au tempérament plus proches du standard d’origine. Les variations de nuance entre individus sont importantes.

La mue et son impact sur la robe

La mue annuelle du Dogue du Tibet est intense et dure 3 à 6 semaines au printemps. Pendant cette période, la robe peut paraître inégale, avec des zones où le sous-poil se détache visiblement avant d’avoir été complètement éliminé par le brossage. Ce phénomène est normal : la robe retrouve son aspect plein et uniforme une fois la mue terminée.

Certaines robes, notamment le noir et feu, peuvent sembler légèrement délavées pendant la mue en raison de l’exposition du sous-poil plus clair. Ce n’est pas un problème génétique mais un effet transitoire lié à la structure de la double couche.

Couleurs admises en exposition et couleurs non reconnues

Le noir, le bleu (avec ou sans feu) et le doré sont admis en exposition dans le cadre du standard FCI. En revanche, le standard range parmi les défauts entraînant l’exclusion toute autre couleur, et cite le blanc, le crème, le gris, le marron (foie), le lilas, le bringé et les robes de plusieurs couleurs. Une étoile blanche au poitrail et de petites taches blanches aux pieds restent admises.

Un chiot proposé dans une couleur non standard à prix élevé doit éveiller la méfiance : il peut s’agir d’un croisement non déclaré ou d’un sujet qui ne sera pas admis en exposition.

Questions fréquentes sur les couleurs du Dogue du Tibet

Quelle est la couleur la plus rare chez le Dogue du Tibet ?

Le bleu-gris (et le bleu et feu) est la couleur la plus rare, car elle résulte d’un gène de dilution récessif. Les sujets bleus sont plus difficiles à produire et sont parfois surcotés par les éleveurs en raison de leur rareté. La couleur n’a pas d’incidence sur le tempérament ou la santé.

La couleur de la robe influence-t-elle le tempérament ?

Non. La couleur de robe est déterminée par des gènes distincts des gènes de tempérament. Un Dogue du Tibet doré n’est pas plus doux qu’un Dogue du Tibet noir. Le tempérament dépend de la lignée, de l’élevage et de la socialisation, pas de la pigmentation.

La robe d’un chiot Dogue du Tibet évolue-t-elle avec l’âge ?

Les robes peuvent s’éclaircir légèrement entre le stade chiot et l’âge adulte, surtout les robes foncées. Le noir peut prendre des reflets brun en vieillissant. Le doré peut s’assombrir ou s’éclaircir selon les individus et les saisons. Ces variations sont normales et sans impact sur la conformité au standard.

Peut-on trouver un Dogue du Tibet blanc ?

Un Dogue du Tibet entièrement blanc n’est pas reconnu par le standard FCI. Le blanc fait partie des couleurs entraînant l’exclusion. En revanche, le standard admet une étoile blanche au poitrail et des taches blanches minimales aux pieds. Une robe entièrement blanche doit faire questionner la pureté de la race.