Les couleurs officielles selon le standard FCI
Le standard FCI (Groupe 2, Section 2) définit les couleurs admises pour le Dogue du Tibet. Les voici avec leurs caractéristiques :
Noir
Robe entièrement noire, sans marques de feu. Le noir doit être riche, profond et uniforme sur l’ensemble du pelage. Le sous-poil peut présenter des reflets légèrement plus clairs, notamment au moment de la mue. C’est l’une des robes les plus saisissantes sur ce gabarit imposant, donnant au chien un aspect encore plus noble et imposant.
Noir et feu
Robe noire avec des marques feu (tan) bien définies au-dessus des yeux, sur les joues, l’intérieur des oreilles, le poitrail, les membres et sous la queue. Les marques doivent être clairement délimitées et d’une couleur allant du roux clair au roux acajou. C’est l’une des robes les plus courantes et les plus prisées chez les exposants.
Brun (marron)
Robe entièrement brune, dans des nuances allant du brun chocolat au brun foncé. La couleur doit être homogène sur l’ensemble du corps. Les truffe et les muqueuses sont généralement brunes ou foie, ce qui différencie les sujets bruns des sujets noirs dès la naissance.
Brun et feu
Combinaison d’une robe brune avec des marques feu aux emplacements identiques à la variante noir et feu. Les marques peuvent être légèrement moins contrastées que sur un fond noir, mais doivent rester nettement visibles. Cette combinaison est moins fréquente que le noir et feu.
Bleu-gris
Robe d’une teinte bleu ardoise à gris fumée, avec ou sans marques feu. Cette couleur, plus rare que les autres, résulte d’une dilution génétique du noir. Elle donne au chien un aspect presque métallique, particulièrement saisissant sur un pelage fourni. Les sujets bleu et feu existent également.
Doré (or)
Robe allant du doré clair au roux foncé, dans des nuances appelées « or » ou « fauve ». Cette couleur est fréquente dans les lignées issues des régions himalayennes et est souvent associée à des sujets au gabarit et au tempérament plus proches du standard d’origine. Les variations de nuance entre individus sont importantes.
La mue et son impact sur la robe
La mue annuelle du Dogue du Tibet est intense et dure 3 à 6 semaines au printemps. Pendant cette période, la robe peut paraître inégale, avec des zones où le sous-poil se détache visiblement avant d’avoir été complètement éliminé par le brossage. Ce phénomène est normal : la robe retrouve son aspect plein et uniforme une fois la mue terminée.
Certaines robes, notamment le noir et feu, peuvent sembler légèrement délavées pendant la mue en raison de l’exposition du sous-poil plus clair. Ce n’est pas un problème génétique mais un effet transitoire lié à la structure de la double couche.
Couleurs admises en exposition et couleurs non reconnues
Toutes les couleurs décrites ci-dessus sont admises en exposition dans le cadre du standard FCI. En revanche, certaines robes ne sont pas reconnues et pénalisées en ring : le blanc (absence de pigmentation), les robes tachetées type merle ou pie, et les dilutions trop prononcées (Isabella) ne correspondent pas au standard de la race.
Un chiot proposé dans une couleur non standard à prix élevé doit éveiller la méfiance : il peut s’agir d’un croisement non déclaré ou d’un sujet qui ne sera pas admis en exposition.
Questions fréquentes sur les couleurs du Dogue du Tibet
Quelle est la couleur la plus rare chez le Dogue du Tibet ?
Le bleu-gris (et le bleu et feu) est la couleur la plus rare, car elle résulte d’un gène de dilution récessif. Les sujets bleus sont plus difficiles à produire et sont parfois surcotés par les éleveurs en raison de leur rareté. La couleur n’a pas d’incidence sur le tempérament ou la santé.
La couleur de la robe influence-t-elle le tempérament ?
Non. La couleur de robe est déterminée par des gènes distincts des gènes de tempérament. Un Dogue du Tibet doré n’est pas plus doux qu’un Dogue du Tibet noir. Le tempérament dépend de la lignée, de l’élevage et de la socialisation, pas de la pigmentation.
La robe d’un chiot Dogue du Tibet évolue-t-elle avec l’âge ?
Les robes peuvent s’éclaircir légèrement entre le stade chiot et l’âge adulte, surtout les robes foncées. Le noir peut prendre des reflets brun en vieillissant. Le doré peut s’assombrir ou s’éclaircir selon les individus et les saisons. Ces variations sont normales et sans impact sur la conformité au standard.
Peut-on trouver un Dogue du Tibet blanc ?
Un Dogue du Tibet entièrement blanc n’est pas reconnu par le standard FCI. Des sujets avec une petite tache blanche au poitrail peuvent exister mais ne sont pas conformes au standard d’exposition. Une robe entièrement blanche doit faire questionner la pureté de la race.
Conclusion
Du noir profond au doré lumineux, les six couleurs reconnues du Dogue du Tibet offrent une palette visuelle remarquable qui s’exprime magnifiquement sur son pelage épais caractéristique. Toutes sont également valables en exposition et n’influencent ni le tempérament ni la santé : le choix d’une couleur est avant tout une affaire de préférence personnelle.